L'école des loisirs
2006

Une petite sirène

La pièce est librement adaptée du conte d’Anderson. Quelques chants sont écrits pour être mis en musique.

Résumé :

Petite sirène a quinze ans. Elle a enfin le droit de quitter les eaux profondes pour aller voir là-haut le monde des humains. Son père, le Roi des mers, s’inquiète de tant d’impatience et déclenche une terrible tempête pour ramener au plus vite sa fille auprès de lui. Hélas, c’est une autre tempête qui se déchaîne. Petite sirène a vu le prince, elle l’a sauvé du naufrage, elle est prête à tout pour le retrouver et pour s’en faire aimer. Mais que peut l’amour d’une petite sirène ?

Personnages : 4 femmes et 3 hommes

Le prince de Terrebrune
Le roi de Terrebrune
Le roi des mers
La grand-mère de Petite sirène
La reine de Terrebrune
La sorcière des mers
Petite sirène

La pièce peut être jouée par 3 comédiens : 2 femmes et 1 homme.

Première représentation : le 5 décembre 2006 au Théâtre de l’Est parisien

Première mise en scène

Le 5 décembre 2006, au Théâtre de l’Est parisien 159, avenue Gambetta 75020 Paris dans une mise en scène de l’autrice.

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D’autres mises en scène

МАЛКАТА МОРСКА СИРЕНА (The little Mermaid)
Création en 2017 au Théâtre Sofia (Sofia, Bulgarie) représentations jusqu’en 2019.

Traduction en bulgare : Natasha Kolevska-Kurteva
Mise en scène : Vasilena Radeva
Chorégraphie : Marina Popova

Interprétation :
Simona Halacheva
Yuli Malinov
Sofia Marinkova
Petya Silyanova
Nevena Kaludova
Sava Piperov
Rosen Belov

Scénographie : Svila Velichkova
Costumes : Svila Velichkova
Musique originale : Petya Nedeva

Traductions

МАЛКАТА МОРСКА СИРЕНА (The little Mermaid) Traduction en bulgare de Natasha Kolevska.

Création en 2017 au Théâtre Sofia (Sofia, Bulgarie)

Extrait

SCÈNE 1 : Dans les fonds sous-marins. Petite Sirène et sa grand-mère.

GRAND-MÈRE : Ailleurs
La tête ailleurs
Je t’observe ma petite
Depuis toujours
Tu as la tête ailleurs
PETITE SIRÈNE : Bientôt j’irai là-haut
GRAND-MÈRE : Ce n’est pas si pressé
PETITE SIRÈNE : Je vais avoir quinze ans
GRAND-MÈRE : Déjà
PETITE SIRÈNE : J’irai là-haut
Je franchirai la ligne d’eau et je verrai
Le ciel
Immense qui passe du plus sombre au plus clair
Je m’allongerai sur un îlot pour sentir le vent
La brise qui doucement caresse
Ou l’ouragan
GRAND-MÈRE : C’est très déplaisant l’ouragan
PETITE SIRÈNE : Je m’approcherai du rivage
GRAND-MÈRE : Il te faudra rester discrète petite sirène
Bien cachée
Qu’aucun homme surtout ne te voie
PETITE SIRÈNE : J’entendrai chanter les poissons volants
GRAND-MÈRE : Les poissons volants n’ont jamais chanté
PETITE SIRÈNE : Toi qui me l’as raconté
Des poissons couverts de plumes qui se posent aux sommets des arbres
Ils volent
Et fabriquent avec des brindilles
Des sortes de coquilles pour y pondre leurs œufs
Des poissons extraordinaires
Ils planent ils chantent ils se nourrissent de vers de terre
GRAND-MÈRE : Ah oui oui oui
PETITE SIRÈNE : Tout ce que je sais de la terre grand-mère c’est toi qui me l’a raconté
Les jardins foisonnant de couleurs
Les arbres couverts de fruits juteux
Les fleurs
GRAND-MÈRE : Ne va pas t’exalter
Rien ne vaut là-haut cette obscure clarté de notre monde
PETITE SIRÈNE : Je verrai toutes les merveilles que tu m’as racontées
La terre qui craquèle au soleil
La pluie qui tambourine
La neige qui descend lentement couvre tout
GRAND-MÈRE : La première fois la neige c’est vrai c’est incroyable
(…)

SCÈNE 2 : Au Château de Terrebrune. Le prince et sa mère, la reine.

LE PRINCE : Il suffit que tu dises oui
LA REINE : Non
LE PRINCE : Maman
LA REINE : Non non non
LE PRINCE : Pour mes seize ans
LA REINE : Seize fois non
LE PRINCE : Le roi mon père accepte de me prêter son plus beau navire
Et l’équipage le plus sûr
LA REINE : Une fête grandiose oui un bal oui un feu d’artifice oui
Des princesses emballées dans leurs robes de princesses oui
Un costume de gala magnifique oui
Ce que tu veux mon fils ici sur la terre ferme
LE PRINCE : Toujours cette peur de l’eau maman cette peur exagérée
LA REINE : Tu es mon fils notre fils unique
Et l’océan si vaste et si profond
LE PRINCE : Maman je sais nager maintenant
LA REINE : Ça tu t’es entêté pour apprendre à nager
LE PRINCE : À quinze ans
Entouré de marmots de cinq ans l’air d’un nigaud
Un grand nigaud de prince ton fils une frite sous chaque bras
La grenouille le ciseau le couteau
LA REINE : Que tu saches nager n’écarte pas tout danger
L’océan si profond qu’on ne voit pas son fond
Sais-tu bien ce qu’il cache
LE PRINCE : Des monstres
LA REINE : Tu ris
Mais au fond tout au fond de l’océan
Il y en a des jeunes gens qui riaient et qui se sont noyés
LE PRINCE : Tu ne vas pas toute ta vie avoir peur que je meure
LA REINE : Bien sûr que si
Tu es mon fils
Notre fils unique et l’héritier de la couronne
LE PRINCE : Personne ne meurt le jour de ses seize ans
LA REINE : Quelle lubie de vouloir danser sur un bateau
LE PRINCE : Quand j’étais petit tu me racontais des histoires de dauphins
Pour mon anniversaire j’aimerais voir des dauphins
LA REINE : J’aurais dû te raconter des histoires de vaches
(…)