Trois femmes (L’échappée) – 2021
Résumé
Tout juste diplômée « auxiliaire de vie », Joëlle est engagée comme garde de nuit chez la riche madame Chevalier. La vieille dame se montre odieuse, mais Joëlle est prête à tout pour ne pas perdre sa place. Elle gardera le sourire ! Coûte que coûte ! Soudain, une jeune femme aux abois fait irruption. Qui est-elle ? La vie s’engouffre entre les murs du bel appartement bourgeois, les certitudes bougent… Et la comédie s’emballe. Au-dessus de la frontière des classes, sur le rythme allègre d’une course contre le temps, de rebondissements en quiproquos, de mensonges en furieuses vérités, âprement, elles jouent leurs vies, ces trois femmes.
Sur le texte
J’ai souhaité écrire une œuvre mettant en relation des femmes de plusieurs générations, prises ensemble dans une situation non amoureuse. Une histoire sans l’Amour, mais avec mille remous affectifs et des enjeux d’argent. Je m’intéressais beaucoup à la relation particulière qui se noue entre des femmes travaillant au domicile d’autrui et celles qui les rémunèrent. Et puis je me posais la question du déterminisme. Une personne peut-elle sauter hors de l’ornière dans laquelle sa naissance l’a mise ?
Quelle est la marge de jeu ?
Du jeu, il y en a beaucoup dans cette pièce qui met en présence trois femmes puissantes, jonglant entre peur de mourir et désir de vivre. Au coeur, la filiation, toujours porteuse de douceur et de violence. Avec ou sans masque, elles avancent. En un rythme éperdu, une course contre le temps.
L’enchaînement des actions et des surprises construit une partie de cache-cache tendue et cocasse. Dans une langue simple et pourtant inventive.
Sur la mise en scène
Écrite en 1999, Trois femmes frappe par son absolue actualité. Violence du face-à-face entre riches et pauvres, dureté du monde du travail, précarisation des emplois de service, spirale du chômage des jeunes, vertige de la grande vieillesse.
Pour lancer cette nouvelle mise en scène, il y a de forts désirs. Désir d’orchestrer une rencontre vibrante et ludique entre trois artistes magnifiques, des comédiennes puissantes et inventives. Désir de musique originale pour circuler d’un univers à l’autre. Désir d’une scénographie sur deux niveaux permettant un jeu de ruses, de poursuites, de dissimulations et de doubles regards. Désir d’une lumière qui marque le passage du temps et donne à sentir, sans être absolument naturaliste, la réalité des deux lieux de vie, le bel appartement en centre-ville, le petit pavillon en périphérie. Et sur l’aspect rythmique, préserver, malgré la rudesse des enjeux, la part de comédie de la pièce.
Ces femmes ont l’humour chevillé au corps, et la rage de vivre !
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Texte et mise en scène : Catherine Anne
Edition Actes Sud-Papiers – 1999
Assistant à la mise en scène : Damien Robert
Tournée 2021 du spectacle créé en 2019.
Avec
Catherine Arditi, Clotilde Mollet, Flora Souchier
Scénographie : Elodie Quenouillère
Costumes : Floriane Gaudin
Lumières : Samaël Steiner
Assistant lumières : Loris Gemignani
Son : Madame Miniature
Composition musicale : Emile Juin
Régie générale : Laurent Lechenault
Régie lumière et son : Alice Nedelec
Assistante régie : Mathilde Flament-Mouflard
Production : À Brûle-pourpoint
Co-production : MC2:Grenoble – Théâtre Montansier de Versailles – Théâtre de la Renaissance Oullins
Aide à la création de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
Avec la participation artistique du Jeune Théâtre National et de l’ENSATT
Avec le soutien des Tréteaux de France, CDN et de la SPEDIDAM
Remerciements au Cercle des Mécènes
de la compagnie Catherine Anne / À Brûle-pourpoint